Lucie Aubrac : 29/06/1912 – 14/03/2007

Lucie Aubrac

Lucie Samuel Bernard

Date de naissance : 29-06-1912
Date de décès : 14-03-2007
Cimetière : Cimetière de Salornay-sur-Guye, 4 rue de la promenade 71250 Salornay-sur-Guye

Lucie Aubrac (Lucie Samuel Bernard), né(e) le 29-06-1912, est décédé(e) le 14-03-2007. Son corps est enterré au Cimetière de Salornay-sur-Guye à Salornay-sur-Guye

Lucie Aubrac, de son vrai nom Lucie Samuel, née Bernard, fut une figure de la Résistance française. Née le 29 juin 1912 à Paris, elle mourra à l’âge de 94 ans à l’hôpital d’Issy-les-Moulineaux. Son action et son courage firent d’elle un personnage emblématique du XXème siècle.

La militante fit le récit de son parcours dans son autobiographie intitulée “Ils partiront dans l’ivresse” en 1984 et rédigea un dernier ouvrage en 2000 “La Résistance expliquée à mes petits enfants”.

Son corps repose aujourd’hui au cimetière de Salornay-sur-Guye, aux côté de son mari. Un hommage lui fut rendu aux Invalides le 21 mars  2007, une semaine après son décès.

Lucie Bernard est née de Louis Bernard, cultivateur de la région de Cluny, et de Louise Vincent, fille de vignerons pauvres de la région de Saône-et-Loire. Les parents de Lucie souhaitent lui donner une éducation solide et mettent tout en oeuvre pour qu’elle réussisse à faire des études. La jeune femme obtient son diplôme d’institutrice en 1931 puis réussit à être agrégée d’histoire-géographie en 1938. Ce statut lui permet d’accéder à l’indépendance dont elle a toujours rêvé. Elle intègre les jeunesses communistes et milite auprès de ses nouveaux compagnons. Très tôt, la jeune rebelle fait la connaissance de Raymond Samuel, ingénieur aux ponts et chaussées. Ils se marient le 14 décembre 1939.

Elle fait une rencontre décisive en 1940, celle d’Emmanuel d’Astier de La Vigerie, journaliste, qui a créé une organisation anti-nazie et anti-vichyste surnommée « La dernière Colonne ». Raymond et elle consacrent alors tout leur temps libre aux activités de cette organisation : diffusion de tracts, recrutement, sabotages… Elle s’engage l’année suivante dans le mouvement Libération-Sud, le plus important de la zone après “Combat” mené par Henri Frenay, sous le pseudonyme de Catherine.

Avec son mari, elle organise l’évasion de ses comparses à l’hôpital de l’Antiquaille. Plus tard, elle réussira à tromper Klaus Barbie en faisant évader son mari, prisonnier de guerre en se faisant passer pour une certaine Guillaine de Barbentane. Elle se dit fiancée au prisonnier, déjà enceinte et demande à se marier en prison, c’est à ce moment-là qu’elle expliquera à Raymond ses plans d’évasion.

Par la suite, la famille partira se réfugier à Londres, à leur retour en France, Lucie Aubrac, contribuera à la mise en place de maisons d’enfants, orphelins de la résistance, elle continuera son combat tout au long de sa vie.

Lucie Aubrac mourra le 14 mars 2007, l’hommage de la classe politique  est unanime, tous partis confondus. Pour ses obsèques  aux Invalides elle a les honneurs militaires. Ses cendres ont été transférées au cimetière de Salornay-sur-Guy en bourgogne.

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