Camille Claudel : 08/12/1864 – 19/10/1943

Camille Claudel

Date de naissance : 08-12-1864
Date de décès : 19-10-1943
Cimetière : Cimetière de montfavet, avenue du Cimetière 84140 Montfavet

Camille Claudel, né(e) le 08-12-1864, est décédé(e) le 19-10-1943. Son corps est enterré au Cimetière de montfavet à Montfavet

Camille Claudel est aujourd’hui considérée comme une artiste majeure de la fin du XIXe siècle.  Sœur du poète et dramaturge Paul Claudel, maîtresse d’Auguste Rodin, elle est l’auteure de plus d’une cinquantaine d’œuvres de terre cuite, de plâtre, de marbre, de bronze ou encore d’onyx, parmi lesquelles les célèbres “L’Âge mûr” ou “La valse”. De son vivant, elle ne parvint pas, pourtant, à imposer son génie et son originalité, et fut internée, après avoir peu à peu sombré dans la folie, à l’asile de Ville-Evrard. Son destin hors du commun, marqué par les déchirures, les angoisses et la solitude, a inspiré écrivains et historiens. En 1988, Isabelle Adjani a incarné avec feu, dans le film “Camille Claudel”, cette artiste méconnue et passionnée, contribuant ainsi à la sortir de l’oubli.

Camille Claudel est née le 8 décembre 1864. Douée de dons exceptionnels, dont lui fait prendre conscience, très tôt, le sculpteur Alfred Boucher, elle travaille d’abord la glaise. En lutte contre sa mère qui n’apprécie pas la passion de sa fille pour la sculpture, elle convainc cependant sa famille de s’installer à Paris, où elle peut suivre les cours de l’Académie Colarossi. En 1883, l’artiste fait la rencontre la plus importante de sa vie, celle d’Auguste Rodin, qui reconnaît aussitôt le génie de sa jeune élève. Passion amoureuse et passion créatrice se mêlent, et influencent profondément les deux sculpteurs, qui travaillent ensemble au “Baiser” et à la “Porte de l’Enfer”. Après des années de complicité, Camille Claudel, qui refuse de n’être que la “disciple” de Rodin, quitte ce dernier, afin d’affirmer l’originalité et la maîtrise de son talent.

Camille, à l’apparente fragilité, a eu du mal à être acceptée ou reconnue dans la société du XIXe siècle. Elle se bat alors, au nom de son art, contre les préjugés de son époque. Elle a été victime d’être une femme de génie entre deux hommes de génie à une époque où seuls les hommes avaient une chance de réussir. Cependant, elle relève le défi, bien que la sculpture soit considérée comme un métier d’homme à cause de la force physique nécessaire qu’elle réclame.  Mais isolée, misérable, elle est peu à peu oubliée. Sa famille la fait interner, le 10 mars 1913. Elle meurt en octobre 1943, après avoir subi un internement de trente années.

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