Barbara : 09/06/1930 – 24/11/1997

Barbara

Monique Andrée Serf

Date de naissance : 09-06-1930
Date de décès : 24-11-1997
Cimetière : Cimetière Parisien de Bagneux, 45 Avenue Marx Dormoy 92220 Bagneux

Barbara (Monique Andrée Serf), né(e) le 09-06-1930, est décédé(e) le 24-11-1997. Son corps est enterré au Cimetière Parisien de Bagneux à Bagneux

Barbara, de son vrai nom Monique Serf, est une chanteuse ayant influencé durablement la chanson française, au point d’être toujours populaire auprès des jeunes générations. Née en 1930 dans une famille juive, son enfance est marquée par les déménagements successifs pour fuir la déportation, puis par le comportement incestueux de son père.

Elle parviendra malgré tout à dépasser ces horreurs pour vivre ses passions : le chant d’abord puis le piano, pour finalement devenir une auteure-compositrice-interprète reconnue. Sa carrière est marquée par l’affection et la reconnaissance qu’elle porte à son public. Elle s’éteint à 67 ans, victime d’une maladie respiratoire.

Pour fuir son enfance chaotique, Barbara se lance dans le chant dès 16 ans et apprend le piano en autodidacte. Elle se rend en Belgique pour tenter sa chance, et se fait une place dans un groupe d’artiste à Charleroi, ses prestations d'”artiste chantante” sont très mal accueillies par le public. Sa rencontre avec Claude Sluys va bouleverser sa vie d’artiste et sentimentale. Il joue de ses relations afin qu’elle puisse se produire au “Cheval Blanc” sous le pseudonyme de Barbara et la demande en mariage l’année suivante. On commence à parler d’elle, elle enregistre 2 chansons “Mon pot’ le gitan et L’Œillet blanc” en 1955. Premiers succès pour Barbara mais échec de son mariage, ils se séparent. Les cabarets lui ouvrent leurs portes, elle se produit un peu partout à Paris et commence à fidéliser son public. 1958, est l’année de son premier passage à la télévision. Elle commence à écrire ses propres chansons, la perte de son père lui inspirera “Nantes” qui sera l’une de ses plus grandes chansons.

Lors d’une invitation en Allemagne, elle est tellement touchée par l’accueil que lui réserve le public qu’elle prolonge son séjour et offre le dernier soir une chanson en hommage à la ville, la célèbre Göttingen.
En 1964, elle assure la première partie de Brassens en tournée ; elle réussit à lui voler la vedette, le public et les critiques sont sous le charme. L’année suivante “Barbara Chante Barbara” son premier album, obtient le prix de l’Académie Charles-Cros, c’est un véritable succès. Elle débute les tournées qui s’enchainent en France et Europe. En 1970 sort ce qui est peut-être son plus grand succès : l’Aigle noir, dont on n’apprendra qu’à sa mort la signification, une métaphore des souvenirs les plus sombres de son enfance.

Les années qui suivent la voient tourner à l’étranger, accumuler les récompenses musicales (elle sera même décorée chevalier de la Légion d’honneur en 1988), et interpréter quelques rôles au cinéma, comme Franz ou elle joue avec son ami Jacques Brel,  “l’Oiseau Rare” réalisé par Jean-Claude Brialy. Les plus grands la réclament.

En 1981, lors d’un concert de soutien à François Mitterrand, sa voix se brise définitivement. Elle finira pourtant sa prestation et n’en continuera pas moins à enregistrer des albums jusqu’à la fin de sa vie. L’album intitulé “Barbara” en 1996 sera le dernier. Malade, elle ne se consacre plus qu’à la rédaction de ses mémoires. Mais une infection respiratoire foudroyante interrompra son écriture et ses mémoires resteront inachevés. Elle confiera cependant “Sûr, il m’a fallu un sacré goût de vivre, une sacrée envie d’être heureuse, une sacrée volonté d’atteindre le plaisir dans les bras d’un homme, pour me sentir un jour purifiée de tout, longtemps après. ». Une foule d’admirateur était présente au carré juif du cimetière de Bagneux, pour lui rendre un dernier hommage.

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