Louise Michel : 29/05/1830 – 09/01/1905

Louise Michel

Date de naissance : 29-05-1830
Date de décès : 09-01-1905
Cimetière : Cimetière Levallois-Perret, 101 Rue Baudin 92300 Levallois-Perret

Louise Michel, né(e) le 29-05-1830, est décédé(e) le 09-01-1905. Son corps est enterré au Cimetière Levallois-Perret à Levallois-Perret

Une femme d’exception aux convictions bien ancrées, la description de Louise Michel pourrait se résumer à ces quelques caractéristiques mais cette femme a marqué les esprits par sa vie rythmée par des luttes incessantes, sa mémoire est encore aujourd’hui bien présente.

Elle voit le jour le 29 mai 1830 à Vroncourt-la-Côte en Haute Marne, elle vit heureuse dans le château de Vroncourt et après avoir obtenu le brevet de capacité pour enseigner, elle crée une école libre en 1852 à Audeloncourt. Elle se rend ensuite à Paris où elle va continuer d’enseigner et va s’introduire dans les milieux révolutionnaires, elle va devenir alors très active dans plusieurs luttes et défendra de nombreuses causes avec force. En 1871, elle participe aux évènements de la Commune de Paris et sera déportée pour son rôle d’activiste durant ces évènements. Son retour en France sera ponctué de nouveaux combats qui la conduiront à plusieurs reprises en prison, elle décèdera le 9 janvier 1905 à Marseille.

Louise MICHEL, alias Enjolras,  aura été une figure du militantisme pur et dur, elle a été anarchiste, féministe et même franc-maçonne, ses convictions ne l’ont jamais quitté et lui ont valu quelques déboires avec la justice qui voyait en elle, une dangereuse agitatrice. Son parcours est atypique, lié à des causes qu’elle défendra jusqu’à sa mort. Elle entretiendra une correspondance avec Victor Hugo, personnage emblématique de l’époque, de 1850 à 1879, elle intègrera alors les milieux révolutionnaires pendant cette période et deviendra “blanquiste”, ce nom étant issu du mouvement révolutionnaire et républicain socialiste fondé par Auguste Blanqui.

En 1870, elle tombe amoureuse de Théophile Ferré et pense renverser le gouvernement, elle projette même de tuer Adolphe Thiers le président de la république, ce qui n’aboutira pas. Lors des combats de la Commune de Paris, elle sera très active et se rendra ensuite afin de faire libérer sa mère. Elle sera emprisonnée durant vingt mois à l’abbaye d’Auberive, puis déportée en Nouvelle-Calédonie, se convertissant à la pensée anarchiste.
Durant sept ans, elle aura le même régime que celui des hommes pendant sa détention, refusant un traitement privilégié, réservé en temps normal aux femmes.

En 1880, elle revient en France, le 18 mars 1882, elle se prononce pour l’adoption du drapeau noir pour les anarchistes en mémoire de ceux tombés aux combats, puis le 9 mars 1883, elle est arrêtée de nouveau après le pillage de trois boulangeries et condamnée à six ans de prison, la manifestation aux Invalides ayant fortement dégénéré. Elle sera graciée puis se prononcera contre la peine de mort en 1887, le 22 janvier 1888, elle sera blessée par des coups de feu après avoir tenu un discours au théâtre de la gaîté du Havre, elle continuera ses luttes et sera encore emprisonnée puis relâchée pour les mêmes motifs.

Lors des dix dernières années de sa vie, cette militante multipliera les actions et tiendra des conférences, toujours dans le même état d’esprit. Elle s’éteindra en laissant en héritage son militantisme en faveur de la cause ouvrière et du mouvement anarchiste.

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